Retour en Argentine + Chili pour cette 2ème édition du Dakar en Amérique du Sud !!!
L'ARGENTINE :
Avec près de 3 500 km de distance entre la frontière bolivienne et les extrémités de la Terre de Feu, l’Argentine a la carrure d’un État-continent. Son étendue, sur l’axe nord-sud comme sur la ligne est-ouest, donne plusieurs visages au pays. Sur le plan du climat, du relief ou du mode de vie, c’est la variété qui caractérise les nombreuses régions qui forment l’Argentine.
Si les contrastes sont nombreux en matière de paysages, la passion pour les sports mécaniques est en revanche uniformément répartie sur le territoire. De Buenos Aires, où les concurrents ont goûté à leurs premiers bains de foule, à Cordoba, où les aficionados habituels de la manche de coupe du monde de WRC s’étaient tous donné rendez-vous, l’engouement populaire a été constant.
Les Argentins ont connu quelques désillusions avec les pilotes qui les représentaient sur le rallye. Leur porte-drapeau désigné, Orlando Terranova, au volant d’une BMX X3, a quitté la course prématurément après avoir pourtant justifié sa place dans le Top 10 sur les neuf premières étapes. Ses fans ont ensuite reporté leur enthousiasme patriotique sur le quadiste Marcos Patronelli, 2e de sa catégorie à l’arrivée finale à Buenos Aires.
LE CHILI :
Long et mince. La physionomie du Chili, dont les limites sont imposées d’un côté par l’océan pacifique, de l’autre par la chaîne andine, en fait un des pays les plus étendus de la planète. Avec 4 300 km du nord au sud (près de 5 400 km de littoral au total !), le Chili n’a pas d’équivalent dans le domaine. En revanche, sa largeur n’excède jamais 349 km et rétrécit même jusqu’à une quinzaine de kilomètres dans le sud. Sur ce territoire filiforme, tous les types de climat sont déclinés, ainsi que tous les reliefs.
Du désert d’Atacama, réputé comme le plus aride du globe, aux montagnes de la Cordillère, les pilotes et équipages du Dakar ont goûté à une palette de paysages complète. Question sport, les Chiliens avaient perdu tout espoir d’assister au triomphe total de leur ambassadeur de luxe, Francisco Lopez, largué au classement général dès la première étape. Chaleco leur a toutefois offert un moment d’euphorie inoubliable en remportant sa seule spéciale le jour de l’arrivée du rallye sur le territoire chilien. La Présidente Michelle Bachelet s’est déplacée en personne à Valparaiso pour saluer la performance.
Acte I : trouver le tempo juste
Parler d’entrée en matière minimiserait la teneur des trois premières étapes du Dakar 2010. Les journées seront longues, et pas uniquement en liaison. Sur des spéciales déjà conséquentes, les pilotes les plus fins trouveront l’occasion de prendre des positions à partir desquelles ils pourront capitaliser. Les sols durs seront propices à des prouesses techniques pour les experts de la trajectoire. Ils devront toutefois rapidement convertir leurs talents pour aborder les premières petites dunes de sable blanc, qu’ils rencontreront aux abords de Fiambala.
Acte II : les dunes d’Atacama !
Ceux qui ont déjà visité le Paso San Francisco en 2009 s’y rendront cette fois-ci dans le sens inverse. La route qui y mène, consacrée comme l’une des plus belles du monde, servira ici d’entracte avant de s’attaquer à une exploration détaillée du désert de l’Atacama. Dans l’étendue la plus aride du monde, que les concurrents découvriront cette fois-ci jusqu’à la ville d’Iquique, c’est le royaume du franchissement. Durant cinq étapes, entrecoupées d’une journée de repos à Antofagasta, les pilotes et équipages effectueront une plongée dans le nord Chili, où le kilométrage de hors-piste sera prédominant. Il s’agit sans aucune équivoque de la partie la plus dure et la plus longue du rallye, avec des liaisons toujours très réduites : le chrono ne s’arrête jamais.
Acte III : la route des contrastes
Le changement de décor se produit maintenant tous les jours. S’il n’y a qu’un seul mot pour parler du sable, tous les types de sols seront en revanche expérimentés sur le trajet retour vers Buenos Aires, de la dune à la plaine en passant par les chemins sablonneux qui gravissent les collines de la province de Mendoza. En plus des terrains, c’est aussi au niveau visuel que les contrastes saisiront les concurrents, en quittant les reliefs de la Cordillère des Andes. Sur cette dernière partie, deux étapes sont suffisamment longues et exigeantes pour provoquer des écarts significatifs. À l’heure où l’usure rentrera aussi en ligne de compte, les positions ne seront pas figées.


LinkBack URL
About LinkBacks


Répondre en citant



et du DFCO... et c'est pas facile en ce moment !


)
